Carte scolaire 2017 dans le Département

Le gouvernement a pendant cette législature mis sa priorité sur l’Education Nationale en en faisant la première dépense publique du budget de l’Etat. La jeunesse est notre avenir et elle a été au cœur des textes votés.

Loin d’une casse de l’école publique, c’est la mobilisation de moyens et d’efforts pour relever ce véritable défi de reconstituer un vivier d’enseignants correctement formés  avec la création de 54.000 postes. La revalorisation des salaires des enseignants aura également redonné de l’attractivité à ce métier.

A niveau global du Département des Côtes d’Armor, l’amélioration du taux d’encadrement dans les classes se poursuit avec des créations de postes malgré une baisse notable de la démographie, soit en 2016 2 postes supplémentaires avec une baisse de 500 élèves et cette année 1 poste supplémentaire pour une baisse de 700 élèves. De même, sur le Département plusieurs écoles bénéficient du dispositif « Plus de maîtres que de classe » ou de la création de nouvelles filières bilingue français/breton.

Ces efforts consentis par l’Education Nationale pour renforcer les moyens de l’Ecole publique ne peuvent être occultés… Cependant, depuis plusieurs semaines j’ai exprimé auprès de la Directrice d’Académie, du Recteur d’Académie et de Madame la Ministre de l’Education Nationale mon profond désaccord avec la carte scolaire 2017 qui propose de nombreuses fermetures de classes notamment en zones rurales et y compris sur des RPI.

Avec les élus des territoires concernés nous avons exprimés un sentiment d’abandon et le paradoxe des chiffres puisque l’Ouest du Département n’observe pas la concrétisation de cette politique d’accompagnement des écoles publiques. En effet, la dynamique de l’Est du département voire de la métropole régionale mobilise l’ensemble des moyens départementaux alloués et nous ne pouvons accepter ces transferts qui fragilisent nos écoles rurales au risque de voir rapidement disparaître l’école.

J’ai donc demandé qu’au-delà du critère comptable soit prise en compte la réalité géographique, socio-économique et la distance entre les communes des zones rurales car nous avons tous la responsabilité de maintenir l’Ecole de la République dans ces secteurs déjà tant fragilisés. J’ai donc demandé à l’Education Nationale de maintenir, dans notre département, les postes (dont trois dans ma circonscription) susceptibles de mettre une école en péril à court terme et dans un contexte économique et social difficile.

Les Maires des communes rurales sont tout à fait disposés à réfléchir plus globalement et hors la pression de fermeture de leurs écoles à un projet éducatif de territoire comme ils l’ont démontré en créant des RPI avec des investissements importants pour offrir des écoles parfaitement équipées et accueillantes, plus récemment en apportant des réponses très innovantes pour l’accompagnement des enfants sur les temps périscolaires. Ils n’ont qu’un seul objectif celui du meilleur épanouissement pour les enfants dont les familles, par leur histoire ou par choix vivent sur nos territoires ruraux et en sont fiers.

Annie LE HOUEROU
Députée des Côtes d’Armor

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